Séminaire "Parler le même langage": Analyse de 4 situations d'intervention selon le cadre de référence britannique des besoins de l'enfant.

Le 6 février dernier s'est tenu à l'Université du Québec à Montréal un séminaire portant sur le cadre de référence britannique des besoins de l'enfant, utilisé dans la recherche évaluative de l'initiative AIDES. Ce cadre de référence est aussi utilisé par le projet SOCEN, qui propose une évaluation minutieuse des besoins de l'enfant placé et du résultat des interventions visant à satisfaire ces besoins. Le projet "Looking after children", le grand frère anglophone de SOCEN mis en place en Ontario, en Australie et en Angleterre l'utilise également. Nous vous invitons à cliquer ici pour obtenir plus d'informations sur le cadre de référence.

Le séminaire, organisé par le Groupe de recherche et d'action sur la victimisation des enfants-Alliance de recherche pour le développement des enfants dans leur communauté (GRAVE-ARDEC), avait pour objectif de faire la démonstration de la mise en pratique du cadre de référence. Dans un premier temps, Danielle Lessard, coordonnatrice de l'initiative AIDES, et Marie-Andrée Poirier, chercheuse principale sur le projet SOCEN, ont présenté l'historique, la philosophie et les principes du cadre de référence aux participants. Dans un deuxième temps, quatre vignettes cliniques ont été présentées par des animateurs qui devaient démontrer comment le cadre s'articule autour d'une problématique donnée, son utilité dans une évaluation de cas et ils devaient fournir quelques pistes de réflexion sur les améliorations à lui apporter dans un contexte de pratique.

La première vignette portait sur les troubles de l'attachement et elle était animée par Geneviève Turcotte et Francine Paquette du Centre jeunesse de Montréal-Institut universitaire. La seconde vignette, sur la toxicomanie, était présentée par Pauline Morissette de l'Université de Montréal, Chantal Lavergne du Centre jeunesse de Montréal-Institut universitaire et Marielle Venne du Centre hospitalier de l'Université de Montréal. Le thème de la troisième vignette était la diversité culturelle et elle était présentée par Ghayda Hassan de l'Université du Québec à Montréal. Finalement, la quatrième vignette portait sur la paternité et elle était animée par Diane Dubeau de l'Université du Québec en Outaouais et par Raymond Villeneuve du Regroupement pour la Valorisation de la Paternité.

Après ces présentations, il y a eu une période de discussion avec les participants. Ceux-ci ont témoigné du fait que le cadre de référence favorise la mobilisation collective autour de la situation des familles, qu'il permet de faire une bonne évaluation de leur réalité tout en permettant une participation active de l'enfant dans celle-ci. Finalement, les participants ont noté que le cadre permet de cibler les interventions afin de répondre aux besoins des enfants de façon efficace. Certaines lacunes ont aussi été relevées. Elles portaient entre autres sur un possible biais ethnoculturel du cadre et sur le fait qu'il n'examine pas l'ensemble des aspects de la vie personnelle du parent. Par contre, le cadre de référence est un outil original qui pourra être enrichi par la collaboration d'acteurs provenant de plusieurs spécialisations.

Pour obtenir de plus amples informations sur les vignettes et les présentations, vous pouvez visiter le http://graveardec.uqam.ca/pages/seminaires.php